Iwan champion de France de judo
Addrynh
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Commentateurs sportifs
« Nous sommes en direct de l'Accor Arena.
- Oui et le dojo est plein à craquer pour cette finale poids-lourd des championnats de France de judo.
- Et une fois de plus, c’est l’Île-de-France qui se partagera le podium, car cette finale est 100% francilienne.
- Iwan Bova contre Benson Clark.
- Le combat peut commencer, annoncent les juges, et voici nos finalistes qui se font face.
- En shiaï, après le ritsureï, l'arbitre lance : « Hajime ». Les judokas se mettent en migi-jigotaï pour le shintaï. Chacun pense à un bon tai-sabaki et lutte pour un kumi-kata du judogi adverse. En tachi-waza on anticipe dans sa tête la liaison tsukuri-kuzushi-kake.
- Selon les happo-kuzushi.
- Puis Iwan en tori prend sen sur Benson en uke. La force est dans le hara. Il cherche kuzushi sur lui en l'amenant à migi-atosumi pour rentrer de-ashi-baraï.
- Oui mais c'est sans compter sur le go-no-sen de Benson. Quelle seiryoku zenyo ! Benson a brisé le hyoshi d’Iwan et se retrouve lui-même en tori. Iwan est devenu uke en hidari-yoko. Benson le repousse en entrant son nage-waza en ko-uchi-gari pour finir en ushiro-ukemi.
- Qu'il passe pour trouver katame-waza par un osae-komi-waza. Comment Benson va-t-il doser son go et son ju ?
- Partant de kuchiki-daoshi le mieux serait un kesa-gatame par un bon vieux hon-gesa-gatame dans le hyoshi en cours.
- Mais non, Benson semble vouloir un shiho, mais lequel ?
- Ce sera tate-shiho-gatame, bonne base pour un shime-waza. Ce qu'il convertit bien en kata-juji-jime.
- L'arbitre a lancé osaekomi. Benson au sol tient. Iwan n'abandonne pas. L'arbitre annonce : « Matte ». Ce sera un wasa-ari pour Benson.
- Les judokas redressent leurs keigogis et font le ritsureï. C’est reparti. « Hajime ». Shintaï. Kumi-kata. On recherche le ju-no-ri. On accommode son randori au shiaï. On transvase ses kime-no-kata.
- Attention, Iwan par ochi-komi tente successivement uki-otoshi, haraï-tsuri-konri-ashi et sumi-otoshi.
- Ça sent le sutemi tout ça.
- Oh regardez, Benson engage morote-seoï-nage. Il s'expose à un kaeshi-waza.
- Mais Iwan fait une tai-sabaki sautée, quelle sen-no-sen !
- Il enchaîne sur kata-guruma, un enchaînement étrange. C'est son tokui-waza !
- Le kake final est impeccable.
L'arbitre a levé la main verticalement au-dessus de sa tête. C'est un ippon de 1ère classe. Fin du combat. Iwan est sacré champion de France de judo catégorie poids-lourd. »
Addrynh
Traduction du japonais.
« En compétition, après le salut debout, l'arbitre lance : « Commencez ». Les judokas se mettent en position défensive à droite pour la marche vers l'avant. Chacun pense à un bon déplacement du corps et lutte pour une saisie de la tenue adverse. En technique debout, on anticipe dans sa tête la liaison préparation/mise en déséquilibre/exécution.
- Selon les 8 directions de déséquilibre.
- Puis Iwan, qui fait l'action, prend l'initiative sur Benson, qui la subit. La force est dans le bas-ventre. Il cherche le déséquilibre sur lui en amenant son poids sur le talon droit pour rentrer un balayage du pied qui avance.
- Puis Iwan, qui fait l'action, prend l'initiative sur Benson, qui la subit. La force est dans le bas-ventre. Il cherche le déséquilibre sur lui en amenant son poids sur le talon droit pour rentrer un balayage du pied qui avance.
- Oui mais c'est sans compter sur le centre d'initiative de Benson. Quel usage de l'énergie adverse ! Benson a brisé le rythme d’Iwan et se retrouve lui-même celui qui subit. Iwan est devenu celui qui prend l'initiative en amenant le poids de l'autre sur le tranchant externe du pied gauche. Benson le repousse en entrant sa projection au sol, en petit fauchage intérieur pour finir en brise-chute arrière.
- Qu'il passe, pour trouver un maintien par une technique d'immobilisation. Comment Benson va-t-il doser sa dureté et sa souplesse ?
- Partant d'un renversement par saisie d'une jambe, le mieux serait un contrôle par le travers, par un bon vieux contrôle fondamental dans le rythme en cours.
- Mais non, Benson semble vouloir une immobilisation par les 4 coins, mais laquelle ?
- Ce sera un contrôle sternal par les 4 coins, longitudinalement, bonne base pour une strangulation. Ce qu'il convertit bien en étranglement croisé mains en opposition.
- L'arbitre a commencé la prise en compte du temps d'immobilisation. Benson au sol tient. Iwan n'abandonne pas. L'arbitre annonce : « Séparez-vous ». Ce sera 7 points pour Benson.
- Les judokas redressent leurs tenues. Ils font le salut debout. C’est reparti. « Commencez ». Marche vers l'avant. Saisie de la tenue adverse. On recherche le principe de souplesse. On accommode ses exercices d'entraînement à la compétition. On transvase ses formes de décision.
- Attention, Iwan, par différents enchaînements, tente successivement un renversement du corps vers l'avant, un balayage du pied pêchant et une chute dans l'angle de son adversaire.
- Ça sent l'attaque-suicide.
- Oh, regardez, Benson engage une projection d'épaule par les 2 mains. Il s'expose à une contre-prise directe.
- Mais Iwan fait une esquive sautée, quelle initiative sur l'initiative !
- Il enchaîne sur une roue autour des épaules, un enchaînement étrange. C'est sa technique favorite !
- L'exécution finale est impeccable.
- L'arbitre a levé la main verticalement au-dessus de sa tête. C'est 10 points de première classe. Fin du combat.
Iwan est sacré champion de France de judo catégorie poids-lourd. »
- Qu'il passe, pour trouver un maintien par une technique d'immobilisation. Comment Benson va-t-il doser sa dureté et sa souplesse ?
- Partant d'un renversement par saisie d'une jambe, le mieux serait un contrôle par le travers, par un bon vieux contrôle fondamental dans le rythme en cours.
- Mais non, Benson semble vouloir une immobilisation par les 4 coins, mais laquelle ?
- Ce sera un contrôle sternal par les 4 coins, longitudinalement, bonne base pour une strangulation. Ce qu'il convertit bien en étranglement croisé mains en opposition.
- L'arbitre a commencé la prise en compte du temps d'immobilisation. Benson au sol tient. Iwan n'abandonne pas. L'arbitre annonce : « Séparez-vous ». Ce sera 7 points pour Benson.
- Les judokas redressent leurs tenues. Ils font le salut debout. C’est reparti. « Commencez ». Marche vers l'avant. Saisie de la tenue adverse. On recherche le principe de souplesse. On accommode ses exercices d'entraînement à la compétition. On transvase ses formes de décision.
- Attention, Iwan, par différents enchaînements, tente successivement un renversement du corps vers l'avant, un balayage du pied pêchant et une chute dans l'angle de son adversaire.
- Ça sent l'attaque-suicide.
- Oh, regardez, Benson engage une projection d'épaule par les 2 mains. Il s'expose à une contre-prise directe.
- Mais Iwan fait une esquive sautée, quelle initiative sur l'initiative !
- Il enchaîne sur une roue autour des épaules, un enchaînement étrange. C'est sa technique favorite !
- L'exécution finale est impeccable.
- L'arbitre a levé la main verticalement au-dessus de sa tête. C'est 10 points de première classe. Fin du combat.
Iwan est sacré champion de France de judo catégorie poids-lourd. »
Iwan, champion de France de tir sportif
Addrynh
Ce qui lui arriva une semaine plus tôt en judo lui sera servi en tir sportif une semaine plus tard, accomplissant un doublé historique qui le propulsa sur le devant de la scène médiatique. Il devint, suite à ce doublé, une personnalité remarquée du sport français, mais aussi européen et mondial.
Addrynh
Ce qui lui arriva une semaine plus tôt en judo lui sera servi en tir sportif une semaine plus tard, accomplissant un doublé historique qui le propulsa sur le devant de la scène médiatique. Il devint, suite à ce doublé, une personnalité remarquée du sport français, mais aussi européen et mondial.
Voici un témoignage d’Iwan recueilli plusieurs années après les faits. Merci à Lica pour ce document.
« Il n'y a rien de passionnant à assister à une épreuve de tir à la cible. Il n'y a aucun mouvement des participants hormis quelques ajustements de position et seul l'écho des balles nous parvient. Tout est suspendu. Mais c'est à l'intérieur du crâne que les effluves se succèdent. Des strates de concentration s’amoncellent pour parvenir à l'instant privilégié du déclic. Un contrôle accru des réactions musculaires génératrices d'oscillation. Une éducation du système neuro-musculaire et « pan ! » c'est une série de coups portés par cet état parvenu. Rien ne permet de soupçonner les différentes étapes de cognition à part pour certains, l'accoutrement bizarre dont ils se parent aidant la concentration à parvenir au point ultime. Plusieurs sont tout de blanc vêtus. D’autres arborent certaines couleurs en des dégradés signifiant leurs progressions mentales. Certains ont des coiffures étranges. Personnellement, je me vêts d'un noir complet et profond où aucun détail d'un autre ton n’apparaît. Mon slip, mes chaussettes et mon maillot sont également noirs, et ma concentration débute lorsque je m'habille dans les vestiaires. Je peux passer plusieurs minutes à enfiler une chaussette. Je cherche à ce que chaque geste soit rempli de toute sa puissance. Je vais très lentement et si je ne suis pas satisfait, je suis capable de me déshabiller tout ou partie pour recommencer. »
Commentaire sportif
« Bienvenue sur l'aire de tir de Versailles, unique stand de tir pour le 300 m carabine en Île-de-France.
Iwan Bova s'avance sur le pas de tir. Il est déjà rentré dans une concentration qui forme une impassibilité sur son visage. Il fait rouler sa tête sur ses épaules et craque ses derniers nerfs. Il s’ébroue. Il n’est ni souriant ni sourcilleux et tous les muscles de son visage sont détendus.
Iwan Bova s'avance sur le pas de tir. Il est déjà rentré dans une concentration qui forme une impassibilité sur son visage. Il fait rouler sa tête sur ses épaules et craque ses derniers nerfs. Il s’ébroue. Il n’est ni souriant ni sourcilleux et tous les muscles de son visage sont détendus.
- Un masque de circonstance pour suivre ce tableau final de l'épreuve reine du tir sportif dans ces championnats de France. 300 m de distance sépare le tireur de la cible de 120 cm sur 120. L'épreuve durera 2h30. Le tireur aura 60 coups à tirer : 20 couchés, 20 debout et 20 à genoux. Les appareils correcteurs de vues sont interdits sur les armes. Les moulages morphologiques sur mesure des crosses sont autorisés. La carabine standard gros calibre fait 8 mm. Il va falloir une fois de plus reculer les limites de la précision. Le tireur est avant tout son propre adversaire.
- L'issue de cette compétition doit les positionner parmi les meilleurs tireurs français. »
Iwan
« Mon système de concentration était très lié à mes différents partenaires sexuels. Je me choisissais le souvenir de l'une d'entre elles. Je fermais les yeux. Je me représentais son physique se rapprochant vers moi, partant de la cible et faisant accélérer mon battement cardiaque. Cette accélération progressive finissait par se stabiliser lorsqu'elle était devant moi, obscurcissant ma visée. Je ne cherchais pas encore à viser le cœur de cible, mais simplement à stabiliser ma respiration et tout mon corps. C'était comme un effet anticipateur du stress. Je le convoquai expressément pour mieux le contrôler. Je ne cherchais pas à l'évacuer, mais au contraire à utiliser sa dynamique dans mon équilibre mental pour amorcer l'état auquel je souhaitais parvenir. En face de moi, elle ne faisait rien d'autre que d'attendre. Je l'imaginais calmer mes sens progressivement. Certains tireurs à mes côtés avaient déjà commencé leurs séries de tir debout alors que j'avais encore les yeux fermés. Une fois cette tranquillité maintenue, je faisais appel à nos souvenirs sexuels. Je me remémorais des séquences de nos ébats. Je rouvrais les yeux pour entretenir un rapport visuel avec la cible, mais sans chercher le point fixe central, simplement en matérialisant le carton dans un espace où je prenais conscience de toutes les symétries en jeu. La distance la plus directe entre mon œil et la cible n’était pas encore une ligne fluide, plutôt un immense carré de 300 m³. Je pris conscience de la visée lorsque, dans mon mental, le rapport sexuel que j'avais imaginé entra dans une phase progressive allant vers l'orgasme. Lorsque l'orgasme vint, j'étais en parfait accord avec la distance, l'œil et l'index. Avec l'entraînement, j'avais appris à faire concorder toutes ces sensations au même moment. Je variais les jeux et les positions pour arriver à la jouissance mentale dans l'alignement du tir par la décontraction du corps. Bien sûr, j’étais en érection à ces moments-là. Je m’étais fabriqué une cavité cylindrique dans ma combinaison de sorte que cela puisse trouver sa place et ne pas me déranger pendant les tirs. Mais l'orgasme en question n'avait pas de soubresaut, pas même de plaisir physique puisqu'il était simulé. Ce n'était qu'une méthode de concentration pour parvenir à un point de tranquillité extrême où je me sentais bien, où je savais qu'il s'agissait du bon moment. Je décrochais alors mes 20 tirs d'un seul trait sur les 30 mn des 60 dans cette position, en maintenant cet orgasme fictif le plus longtemps possible. J'oubliais tout. Je ne gardais que l’état de bonheur tranquille, le repoussant sans cesse dans le temps. J’avais parfois le sentiment que j’aurais pu tirer les yeux fermés, suffisamment situé dans l’espace et conditionné par ma concentration. Je renouvelais cette technique pour la position couchée et à genoux, en renouvelant mes jeux de fantasmes.
À la fin de ma session, ce jour-là, j’étais nerveusement au bord du gouffre. Tant de concentration vous assèche l’âme et je sentais une migraine poindre du fin fond de ma cervelle. J'étais peu éloigné du malaise. Mais je tins le coup pour constater, après un temps de concertation entre juges, que j’avais fait un excellent résultat. Je fus couronné champion de France de tir sportif en carabine libre 300 m à mon étonnement le plus marqué. »
À la fin de ma session, ce jour-là, j’étais nerveusement au bord du gouffre. Tant de concentration vous assèche l’âme et je sentais une migraine poindre du fin fond de ma cervelle. J'étais peu éloigné du malaise. Mais je tins le coup pour constater, après un temps de concertation entre juges, que j’avais fait un excellent résultat. Je fus couronné champion de France de tir sportif en carabine libre 300 m à mon étonnement le plus marqué. »
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